vendredi 3 juillet 2015

Carte postale d'Italie : Camogli (ou comment je ne suis pas allée à Portofino)



Se rendre à Portofino, c'est un peu compliqué. Accéder à ce minuscule port aux couleurs chatoyantes et aux prix indécents se gagne, parait-il. Ca n'est pas un coin touristique-incontournable-mais-quand-même-qui-a-l'air-un-peu-authentique-même-si-tout-le-monde-connait pour rien.
J'avais noté plusieurs possibilités : on pouvait prendre un ferry directement de Gênes, ou aller jusqu'à Santa Margharita juste à côté et s'y rendre de là-bas en bus ou en ferry. Jusqu'au dernier moment, on a hésité, parce qu'avec la météo incertaine, c'était difficile de prévoir.
Cette journée semblait quand même commencer par un temps pas trop trop moche, alors hop, on saute dans le train depuis Gênes, et direction les villages de la côte. D'abord Camogli, puis Santa Margharita, puis Portofino. Il y a d'autres étapes possibles, mais ça nous suffisait pour une journée, on voulait profiter et flâner tranquillement, pas faire la course.

Camogli, j'ai adoré. Toute la promenade le long de la mer est très agréable, et c'était presque désert. Avec de belles vagues qui venaient lécher le rivage et s'éclater contre l'église : du bonheur pour les bretons.












On y a dégusté une focaccia al formaggio e pesto absolument sublime, rholala, c'est terrible ce truc. Et c'est une spécialité de la Ligurie apparemment, ce genre de focaccia très fine pleine de fromage. Miam.










Après quelques soucis pour comprendre le moyen le plus simple pour se rendre à Santa Margharita (bus ou train, pas un chat dans la gare pour nous renseigner sur les horaires, à part deux français qui avaient l'air un peu paumés aussi mais de toute évidence pas assez pour souhaiter communiquer avec nous, décidément on ne fait pas que des rencontres sympas en vacances), hop on change de ville. Celle-ci est mignonne, mais ça reste une étape, il n'y a pas grand chose à voir. On comprend que le point central du coin, c'est au bout de la jetée, le coin des ferrys. Pour Portofino, ZE place to be. Oh, un ferry vient juste de partir ! Pas grave, on prendra le prochain. Bon c'est dommage quand même, parce qu'il commence à pleuvoir un peu non, j'ai cru sentir une goutte? Allez on va voir, sans se presser.
Arrivés au bout du quai, on a pu constater avec plaisir que le dernier ferry de la journée venait de s'éloigner sous nos yeux...







Mais quand on est en vacances, on ne se laisse pas abattre. Pas notre genre ! Alors on se dit "tant pis !", et on va s'acheter une gelati à déguster devant la mer, après tout on est bien ici.










C'est en sortant de la gelateria que l'on a pu constater que les quelques gouttes s'étaient transformées en une vraie pluie, bien décidée à s'installer pour le reste de la journée.

Faut croire que le destin ne voulait pas de nous à Portofino !

jeudi 2 juillet 2015

Carte postale d'Italie : Gênes



Si vous me suivez sur Instagram, vous avez peut-être vu passer quelques photos de mon séjour en Italie, en fin avril dernier... Je n'avais pas pris le temps de préparer les photos pour le web jusqu'à présent, mais mieux vaut tard que jamais, non? On se fait une petite balade?







Moi, retrouver ces photos, ça me rafraichit grandement : le contraste avec les températures actuelles est impressionnant ! Ben oui, on avait eu suuuuper froid. Et de la pluie, beaucoup de pluie ! Pas de chance. On a pu avoir, lors des rares éclaircies, un aperçu de la ville sous le soleil méditerranéen, et c'est comme si on était transportés ailleurs. Vraiment c'est fou l'influence que le temps peut avoir sur l'ambiance d'une ville.

On a quand même apprécié de découvrir les petites ruelles du centre historique de Gênes (les carrugi !), ses palais, ses églises, son marché... C'est une ville où l'on passe son temps le nez en l'air.













Evidemment avec toute cette pluie, l'endroit où l'on s'est fait le plus plaisir, ce sont... les restaurants, oui bon vous me connaissez !
La grande spécialité de la ville, c'est évidemment le pesto (alla genovese). Effectivement je n'en ai jamais mangé d'aussi bon, celui que je fais à la maison me parait bien fade à côté (mais bon, on est pas exactement à égalité niveau qualité des ingrédients, forcément).
On a aussi pu déguster un cornet de fritto misto, un assortiment de fritures, surtout des produits de la mer (calamar, sardines, éperlans, beignets de morue) mais aussi quelques cèpes frits que j'ai adorés ! Ca c'est une recette qu'il faut que je teste à tout prix (un jour quoi, j'me connais...).
Autre spécialité locale à acheter dans n'importe quelle focacceria et à déguster dans la rue : la farinata, une sorte de galette à la farine de pois chiches découpée en parts. C'est un peu étouffant, mais assez bon, bien qu'il y en ait des meilleures que d'autres, clairement.








Le truc cool à Gênes, c'est l'aperitivo ! Pour quelques euros en plus de votre verre, vous aurez un assortiments de plats apéros digne d'un festin. Non c'est pas la peine de dîner après. Pizza, focaccia, farinata, salades diverses, dips, pommes de terres sautées... Ouais ça change des cacahuètes !






Comme resto, j'en ai un que j'ai vraiment envie de conseiller, c'est la Forchetta Curiosa, petite cantine familiale dans le dédale de ruelles de la vieille ville. C'est petit, c'est (très) bruyant, c'est rempli d'Italiens qui déplacent les tables et les chaises selon le nombre de clients à la table, le service c'est ultra-rapide parce qu'il faut que ça tourne, et c'est hyyyper bon. De la vraie cuisine locale. On ne comprenait que dalle à la carte, et je n'ai pas osé sortir mon appareil photo (non vraiment j'aurai eu l'air de quoi...), mais je m'en souviendrai de cette zuppa di legumi, une soupe bien épaisse à base de haricots qui te cale bien l'estomac, saupoudrée de parmesan râpé...Miam.

Mais bon, le plus chouette à Gênes, je ne pense pas que ça soit la ville en elle-même, mais bien les alentours, que je vous ferai découvrir dans un prochain billet ;)